L’étude SUVIMAX est une étude d’intervention en population née dans un
contexte de controverse sur le véritable rôle des antioxydants dans la
santé humaine en général. En 2003, cette étude se porte sur la
prévention du cancer et des cardiopathies ischémiques en particulier.
Objectif de l’étude
SUVIMAX est une étude d’intervention basée sur la population,
randomisée, en double aveugle. L’objectif principal est d’évaluer
l’efficacité, par rapport au placebo, d’une combinaison de et
d’antioxydants.
L’hypothèse de fonctionnement de l’étude est la suivante : Un apport
combiné des cinq micronutriments antioxydants, en quantités considérées
comme nutritionnelles, est efficace dans la prévention de tout type de
cancer et de cardiopathie ischémique.
Méthodologie d’analyse
Pour l’étude, il a fallu huit ans aux experts pour collecter des
informations sur l’alimentation et la santé et obtenir des échantillons
de sang de 13 000 volontaires (5 000 hommes et 8 000 femmes). Les
participants à cette expérience ont été divisés en deux groupes et ont
reçu, dans un cas, un cocktail d’antioxydants composés de vitamine E,
vitamine C, bêta-carotène, zinc et sélénium et, dans l’autre cas, un
placebo.
50 % de l’échantillon reçoit une gélule contenant :
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- 6 mg de bêta-carotène (1 000 équivalents rétinol) ;
- 30 mg de vitamine E ;
- 120 mg de vitamine C ;
- 20 mg de zinc sous forme de gluconate ;
- 100 microgrammes de sélénium.
L’autre moitié reçoit un placebo. Les deux sont présentés dans des
gélules identiques.
Quel est le résultat de la recherche ?
La principale conclusion de l’étude est que les hommes ayant les niveaux
les plus bas de bêta-carotène au début de l’étude avaient un risque plus
élevé de développer un cancer et des maladies cardiovasculaires. C’est
une relation que d’autres recherches avaient précédemment mise en
évidence. Cependant, cette relation n’a pas été confirmée chez les
femmes, dont les taux de bêta-carotène étaient plus élevés.
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En revanche, et uniquement chez les hommes, une gélule quotidienne
d’antioxydants réduisait de 31 % le risque de développer tout type de
cancer. Le risque de décès toutes causes confondues a également
considérablement diminué, de 37 % chez les hommes.
Il n’y a pas de remède miracle
Les conclusions tirées de l’étude SUVIMAX sont claires. Il n’est pas
nécessaire, comme l’ont démontré les femmes participantes, de compter
entièrement sur des suppléments antioxydants pour réduire le risque de
cancer. La meilleure prévention consiste en une alimentation variée,
riche en fruits et légumes.
Cependant, comme cela a été montré dans le cas des hommes, ceux qui
consomment moins d’antioxydants dans leur alimentation habituelle sont
ceux qui peuvent obtenir les plus grands bénéfices en compensant ladite
carence par la consommation de suppléments.