Les dangers du synthol

Le synthol est une huile injectée dans le muscle qui ne renforce rien et provoque des dégâts graves, parfois mortels : embolie pulmonaire, nécrose des tissus, abcès, fibrose permanente, lésions nerveuses, hypercalcémie et accident vasculaire cérébral. L’huile n’est pas biodégradable et reste dans le corps des années. La seule réponse aux complications est la chirurgie d’exérèse, souvent mutilante. N’injectez jamais de synthol.

Cette page avertit. Le synthol n’augmente ni la force ni le muscle réel : il gonfle l’apparence en piégeant de l’huile sous la peau et dans les fibres. Les complications documentées dans la littérature médicale vont de la cicatrice permanente au décès. Pour comprendre ce qu’est ce produit, consultez la page le synthol. Ici, place aux faits cliniques, sans banalisation et sans mode d’emploi.

Quels sont les dangers du synthol ?

Le synthol provoque 8 dangers majeurs : embolie graisseuse pulmonaire, nécrose tissulaire, abcès et infections, fibrose permanente, lésions nerveuses, ulcères cutanés, hypercalcémie avec granulomatose et accident vasculaire cérébral. Plusieurs cas ont conduit à un retrait chirurgical mutilant, voire au décès.

Le synthol est une huile composée à 85 % de triglycérides, 7,5 % de lidocaïne et 7,5 % d’alcool, selon les analyses publiées dans le Journal of Medical Case Reports (2012) et Plastic and Reconstructive Surgery Global Open (2024). Cette huile n’est pas biodégradable : le corps ne l’élimine pas. Elle reste dans les tissus et déclenche des complications des années après l’injection. Les revues cliniques listent l’embolie graisseuse, l’occlusion de l’artère pulmonaire, l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral parmi les issues les plus graves.

Le synthol peut-il provoquer une embolie pulmonaire ?

Oui, le synthol peut provoquer une embolie graisseuse pulmonaire. L’huile injectée migre par voie sanguine et obstrue l’artère pulmonaire. Cette occlusion bloque l’oxygénation et déclenche une détresse respiratoire brutale, potentiellement mortelle. Les cas cliniques citent aussi l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral.

L’huile ne reste pas toujours là où elle est injectée. Une partie passe dans la circulation et remonte vers les poumons, le cœur ou le cerveau. Le cas de granulomatose pulmonaire publié en 2021 montre des nodules de 4 mm disséminés dans les deux poumons après injection au niveau des fessiers : la migration de l’huile par voie hématogène est confirmée par l’imagerie. Une détresse respiratoire soudaine après injection est une urgence vitale.

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Quels cas de décès liés au synthol sont documentés ?

Le décès le plus médiatisé est celui de Valdir Segato, surnommé le « Hulk brésilien », mort le 26 juillet 2022 à 55 ans après des années d’injections de synthol dans les bras. Il s’est effondré en détresse respiratoire au petit matin. Des médecins l’avaient averti d’un risque d’amputation et de mort.

Valdir Segato injectait de fortes doses d’huile depuis des années pour gonfler ses bras à une circonférence anormale. Le 26 juillet 2022, jour de ses 55 ans, il a rampé jusqu’à l’extérieur en suppliant qu’on l’aide, disant « je meurs », avant d’être conduit à l’hôpital où son état s’est aggravé. Les soignants l’avaient prévenu pendant des années que le synthol exposait à l’amputation et à des risques mortels. Son cas illustre la fin possible d’une pratique présentée à tort comme cosmétique.

Le synthol détruit-il le muscle de façon permanente ?

Oui, le synthol détruit le muscle de façon permanente par fibrose. L’huile remplace les fibres saines par du tissu cicatriciel dur. Un bodybuilder de 29 ans a dû subir l’ablation du tiers antérieur du biceps : une pièce de 11 cm sur 5 cm sur 5 cm de cicatrice fibreuse, et non de muscle fonctionnel.

La fibrose est la complication la plus constante. Dans le cas publié en 2012, un bodybuilder de 29 ans avait reçu 16 injections de 3 mL par biceps sur quatre semaines. Cinq ans plus tard, l’IRM révélait des oléomes kystiques dispersés et un aspect histologique en « gruyère ». La douleur, d’abord à 4 sur 10, est montée à 7 sur 10 en deux ans et l’a forcé à arrêter l’entraînement. Le muscle dégradé ne se régénère pas : seule la chirurgie retire le tissu mort.

Le synthol provoque-t-il des infections et des abcès ?

Oui, le synthol provoque des infections récidivantes et des abcès. Les injections non stériles introduisent des bactéries dans le muscle. Un homme de 45 ans a subi plusieurs épisodes infectieux du pectoral sur 2 ans, dix ans après ses injections, nécessitant antibiotiques puis chirurgie. Les ulcères cutanés font partie des complications décrites.

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L’huile non biodégradable forme un milieu propice à l’infection chronique. Dans le cas de 2024, un homme de 45 ans, dix ans après des injections au pectoral, biceps et triceps, présentait une peau indurée, rouge, avec des infections répétées dont la dernière trois mois avant l’opération. L’exérèse a exigé de larges incisions, dans des tissus très vascularisés et hémorragiques, sans plan de séparation net avec le muscle sain. Les ulcères et la déformation au point d’injection complètent ce tableau.

Le synthol cause-t-il des lésions nerveuses ?

Oui, le synthol cause des lésions nerveuses. Les injections réalisées sans connaissance anatomique précise atteignent les nerfs et provoquent douleur, engourdissement ou paralysie de la zone touchée. La compression des tissus par l’huile et l’œdème peut aussi couper l’irrigation et entraîner une nécrose conduisant parfois à l’amputation.

Le nerf est une victime directe de l’aiguille et de la pression. L’œdème et l’accumulation d’huile compriment les structures voisines : vaisseaux et nerfs. La restriction du flux sanguin par cette compression déclenche la mort tissulaire. Les revues cliniques relient cette nécrose au risque d’amputation, déjà évoqué par les médecins de Valdir Segato. Une perte de sensibilité ou de motricité après injection signale une atteinte nerveuse grave.

Le synthol provoque-t-il une hypercalcémie ?

Oui, le synthol provoque une hypercalcémie sévère par granulomatose. Une femme de 36 ans, quelques mois après une injection fessière, présentait une calcémie à 12,9 mg/dL, une néphrocalcinose bilatérale et des nodules pulmonaires. Les granulomes formés autour de l’huile surproduisent du calcitriol et dérèglent le calcium sanguin.

Cette complication systémique a été rapportée pour la première fois en 2021. La patiente cumulait des calculs rénaux d’oxalate de calcium récidivants depuis un an, une insuffisance rénale aiguë et une parathormone effondrée à 4,8 pg/mL. Les macrophages des granulomes produisaient le calcitriol responsable de l’excès de calcium. Deux mois de prednisone ont ramené la calcémie à 10,6 mg/dL. L’huile injectée pour un motif esthétique a donc atteint les reins et les poumons.

Peut-on retirer le synthol injecté ?

Le synthol injecté ne se retire que par chirurgie, et l’opération est souvent mutilante. L’huile n’étant pas biodégradable, le corps ne l’élimine jamais seul. Les chirurgiens excisent le tissu fibreux pour réduire le risque d’infection : un cas a nécessité l’ablation de 75 % de cicatrice musculaire en plusieurs interventions.

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La chirurgie reste le seul traitement des complications à long terme. Elle vise à enlever le tissu fibrotique pour limiter la réinfection et restaurer une apparence normale, en pesant l’étendue du retrait. Les pièces excisées atteignent plusieurs centimètres et amputent une partie du volume du membre. Le résultat est une perte de muscle, des cicatrices définitives et une fonction réduite. Aucune molécule ne dissout l’huile : ce qui est injecté est subi.

Quelle est la seule décision sûre face au synthol ?

La seule décision sûre face au synthol est de ne jamais en injecter. Le produit n’augmente pas la force, déforme le muscle et expose à 8 complications graves dont l’embolie, la nécrose et le décès. La prise de masse réelle passe par l’entraînement, la nutrition et une physiologie hormonale saine.

Le synthol n’a aucun bénéfice de performance : il piège de l’huile, il ne construit pas de fibre contractile. En face, les risques sont documentés, datés et parfois irréversibles. Pour comprendre le geste lui-même et pourquoi il est dangereux, lisez l’injection de synthol et le détail des effets secondaires du synthol. Le développement musculaire réel repose sur une hormone naturelle : la testostérone, soutenue par l’entraînement et la récupération, jamais par une huile inerte.

Cette page d’avertissement s’inscrit dans le pilier hormones et musculation. Aucun raccourci injectable ne remplace une physiologie bien réglée. Le seul muscle qui compte est celui que le corps construit lui-même.


Sources : Journal of Medical Case Reports — Painful muscle fibrosis following synthol injections (2012) ; PMC — Synthol systemic complications: hypercalcemia and pulmonary granulomatosis (2021) ; Plastic and Reconstructive Surgery Global Open — Management of synthol-induced fibrosis (2024) ; Site enhancement oil — composition et complications ; Generation Iron — Décès de Valdir « Synthol » Segato à 55 ans (2022).