Anatomie des abducteurs de hanche

Les abducteurs de hanche regroupent le moyen fessier, le petit fessier, le tenseur du fascia lata et les fibres supérieures du grand fessier. Ces quatre muscles écartent la cuisse du plan médian et stabilisent le bassin en appui sur une seule jambe. Le moyen fessier et le petit fessier assurent 70 % du contrôle pelvien lors de l’appui unipodal, sous la commande du nerf glutéal supérieur (racines L4, L5, S1).

Quels sont les muscles abducteurs de la hanche ?

Les muscles abducteurs de la hanche sont quatre : le moyen fessier (gluteus medius), le petit fessier (gluteus minimus), le tenseur du fascia lata et les fibres supérieures du grand fessier. Le moyen fessier est l’abducteur principal, assisté par le petit fessier et le tenseur du fascia lata.

Le moyen fessier est un muscle large et triangulaire qui recouvre la face externe de l’ilion. Il fonctionne comme abducteur primaire de la hanche. Ses fibres antérieures produisent la rotation interne de la cuisse, ses fibres postérieures assistent la rotation externe lorsque le genou est en extension.

Le petit fessier est un muscle en éventail situé directement sous le moyen fessier. Il agit comme abducteur et rotateur interne, et participe à la stabilisation de la hanche pendant l’appui unipodal et la marche.

Le tenseur du fascia lata tend la bandelette ilio-tibiale et assiste l’abduction. Les fibres supérieures du grand fessier complètent l’action abductrice par leur insertion sur cette même bandelette.

Où s’insèrent les muscles abducteurs de hanche ?

Les muscles abducteurs s’insèrent de l’ilion vers le grand trochanter du fémur et la bandelette ilio-tibiale. Le moyen fessier et le petit fessier relient la face externe de l’os iliaque au grand trochanter ; le tenseur du fascia lata et le grand fessier transmettent leur force par la bandelette ilio-tibiale.

Le moyen fessier naît de la face externe de l’ilion, entre la ligne glutéale antérieure et la ligne glutéale postérieure. Ses fibres convergent en deux faisceaux : les fibres postérieures forment un tendon plat oblique vers la facette supéro-postérieure du grand trochanter, les fibres antéro-latérales rejoignent la face latérale du grand trochanter. L’insertion se fait par du fibrocartilage.

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Le petit fessier naît de la face externe de l’ilion, entre la ligne glutéale antérieure et la ligne glutéale inférieure. Il s’insère sur le bord antérieur du grand trochanter et adhère à la capsule de l’articulation de la hanche.

Le tenseur du fascia lata naît de l’épine iliaque antéro-supérieure et se termine sur la bandelette ilio-tibiale, qui descend jusqu’au tubercule de Gerdy sur le tibia.

Cette organisation explique le rôle de chaque muscle. Le moyen fessier et le petit fessier, fixés au grand trochanter, exercent un bras de levier court et puissant sur l’articulation de la hanche. Le tenseur du fascia lata et les fibres supérieures du grand fessier, transmis par la bandelette ilio-tibiale, agissent sur un bras de levier plus long jusqu’au tibia. La convergence des deux faisceaux du moyen fessier vers le grand trochanter permet une action différenciée selon la position du genou.

Quelle est l’innervation des abducteurs de hanche ?

Les abducteurs de hanche reçoivent leur innervation du nerf glutéal supérieur, issu des racines L4, L5 et S1 du plexus lombosacré. Ce nerf innerve le moyen fessier, le petit fessier et le tenseur du fascia lata. Il se divise en une branche supérieure et une branche inférieure, cette dernière atteignant le petit fessier.

La vascularisation du moyen fessier provient de l’artère glutéale supérieure, la plus grosse branche de l’artère iliaque interne. L’apport se fait par 4 à 7 perforantes issues de la branche supérieure et 3 à 8 perforantes issues de la branche inférieure.

Une lésion du nerf glutéal supérieur entraîne une paralysie des abducteurs et un affaissement du bassin du côté opposé, signe clinique appelé signe de Trendelenburg.

À quoi servent les muscles abducteurs de la hanche ?

Les abducteurs servent à écarter la cuisse du plan médian et à stabiliser le bassin lors de l’appui sur une seule jambe. Le moyen fessier agit sur le fémur pour maintenir le bassin horizontal et le tronc droit pendant la station debout, la marche et la course quand une jambe quitte le sol.

Pendant la phase d’appui unipodal, le moyen fessier exerce une traction puissante qui empêche le bassin de chuter du côté de la jambe oscillante. Le petit fessier et le tenseur du fascia lata renforcent cette action. Ces muscles assurent 70 % du contrôle pelvien dans cette position.

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Les fonctions secondaires comprennent la rotation interne par les fibres antérieures et la rotation externe par les fibres postérieures du moyen fessier. Cette double action oriente la cuisse selon la position du genou.

L’abduction proprement dite désigne le mouvement d’écartement de la cuisse hors du plan médian du corps. Le moyen fessier produit l’essentiel de cette force, le petit fessier et le tenseur du fascia lata complètent le mouvement. Cette action s’observe lors de la marche latérale, de la montée d’escalier et du maintien de l’équilibre sur une jambe.

La stabilisation pelvienne reste la fonction dominante du petit fessier, qui agit principalement comme stabilisateur de la hanche. Pendant la phase oscillante de la marche, il engage l’abduction de la jambe portante en synergie avec le moyen fessier et le tenseur du fascia lata. Cette coordination maintient le centre de gravité sur la ligne médiane à chaque pas.

Qu’est-ce que le signe de Trendelenburg ?

Le signe de Trendelenburg est une chute du bassin du côté opposé à la jambe d’appui, témoignant d’une faiblesse des abducteurs de hanche. Le test est positif lorsque le bassin s’abaisse du côté sain pendant l’appui unipodal sur la jambe atteinte, sur une durée pouvant atteindre 30 secondes.

Un signe positif révèle que le moyen fessier et le petit fessier de la jambe d’appui ne maintiennent plus l’alignement pelvien horizontal contre le poids du corps. Les causes incluent la luxation de hanche, l’avulsion musculaire, les fractures, une lésion nerveuse postopératoire et les pathologies douloureuses de hanche provoquant une inhibition fessière.

Le signe de Trendelenburg seul ne diagnostique pas une pathologie de hanche, mais oriente l’examen clinique. Le détail des atteintes figure dans la page pathologies et soins des abducteurs.

Pourquoi des abducteurs faibles provoquent-ils des douleurs de genou ?

Des abducteurs faibles provoquent des douleurs de genou par altération de la chaîne cinétique : rotation fémorale médiale accrue et valgus dynamique du genou. Cette désorganisation augmente l’angle Q, modifie le suivi de la rotule et favorise le syndrome fémoro-patellaire.

La faiblesse des abducteurs entraîne une chute pelvienne latérale et une asymétrie de la marche. Ces compensations causent des lésions de surmenage telles que le syndrome de la bandelette ilio-tibiale, la douleur fémoro-patellaire, la tendinopathie fessière et la lombalgie chronique.

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Chez le coureur, un déficit de contrôle pelvien aggrave la douleur de genou, les symptômes du tractus ilio-tibial et l’inefficacité mécanique. Le renforcement du moyen fessier corrige le valgus dynamique et protège le genou.

Comment travailler les abducteurs de hanche en musculation ?

Les abducteurs se travaillent en musculation par l’abduction de hanche debout, à la machine, en élastique latéral et par les exercices unilatéraux en charge. Ces mouvements ciblent le moyen fessier et le petit fessier dans leur fonction d’écartement et de stabilisation pelvienne.

Les 5 exercices de référence pour les abducteurs sont les suivants : l’abduction à la machine assise, l’abduction debout au câble, le hip thrust unilatéral, le pont fessier avec élastique et la marche latérale en bande élastique. Les exercices unilatéraux sollicitent davantage la composante stabilisatrice du moyen fessier.

Un moyen fessier renforcé maintient le bassin horizontal en appui unipodal, condition d’une course et d’une marche efficaces. Le renforcement des abducteurs s’intègre à un programme de membres inférieurs aux côtés des muscles fessiers et des adducteurs de hanche, leurs antagonistes directs. La vue d’ensemble du membre inférieur figure dans l’anatomie des jambes.